Transmettre un patrimoine au Canada, 2026 : disposition réputée, frais d’homologation, le chalet, et ce que le droit ne peut pas porter
Le Canada n’a pas d’impôt sur les successions et possède l’un des impôts au décès les plus lourds au monde, tout ce que vous possédez est considéré comme vendu au moment même où vous mourrez. Le guide, en une page.
Information générale, pas un conseil.
Faits essentiels
Au décès, une personne est réputée avoir disposé de tous ses biens en capital à leur juste valeur marchande en vertu du paragraphe 70(5) de la Income Tax Act, le gain est imposé dans la déclaration finale selon un taux d’inclusion de la moitié, avec un report au conjoint ou à une fiducie conjugale.
L’augmentation proposée du taux d’inclusion des gains en capital à deux tiers a été annulée en mars 2025, le taux demeure à la moitié. L’exonération cumulative des gains en capital sur les actions admissibles de petites entreprises est de 1,25 million de dollars CA.
En Ontario, la taxe d’administration de la succession est de 1,5 % de la valeur de la succession au-delà des premiers 50 000 dollars CA, la Colombie-Britannique facture 1,4 % au-delà de 50 000 dollars CA, l’Alberta plafonne ses frais à 525 dollars CA, les testaments notariés du Québec n’exigent pas d’homologation.
Y a-t-il un impôt sur les successions au Canada ?
Non, et cette absence induit en erreur. La disposition réputée au décès impose le gain accumulé sur chaque bien en capital, le chalet, le portefeuille de placement, les actions de la société privée, dans la déclaration finale du défunt, au taux marginal du défunt, qui atteint en Ontario 53,53 % sur le revenu, donc 26,76 % sur le gain. Les REER et les FERR sont inclus intégralement dans le revenu sur cette déclaration, sauf s’ils sont transférés à un conjoint ou, dans certains cas limités, à un enfant ou petit-enfant financièrement à charge. La déclaration finale d’une personne qui possède un chalet, un portefeuille et un FERR peut être la plus grosse facture fiscale de sa vie, et elle est exigible le 30 avril de l’année suivante, ou six mois après le décès si cette date est postérieure.
Le report au conjoint et le second décès
Les biens légués à un conjoint ou à une fiducie admissible au profit du conjoint sont transférés au coût, ce qui reporte l’impôt au décès du survivant. La plupart des successions canadiennes paient leur impôt au second décès, c’est pourquoi le plan doit d’abord fonctionner pour le survivant et pourquoi le second décès est le moment où le chalet et le portefeuille rencontrent enfin l’administration fiscale. Le liquidateur peut choisir de ne pas appliquer le report, bien par bien, ce qui permet d’utiliser l’exonération cumulative des gains en capital restante du défunt ou les faibles tranches d’imposition dans la déclaration finale.
L’homologation et ses frais
L’homologation, ou le certificat de nomination à titre de fiduciaire de succession en Ontario, est une procédure provinciale assortie d’un frais provincial. En Ontario, il est de 1,5 % au-delà de 50 000 dollars CA, soit 22 500 dollars pour une succession de 1,55 million de dollars CA, en Colombie-Britannique, il est de 1,4 %, en Nouvelle-Écosse, il est d’environ 1,7 %, en Alberta, il est plafonné à 525 dollars CA, les testaments notariés du Québec l’évitent. Les Canadiens utilisent la copropriété avec droit de survie, les désignations de bénéficiaires sur les comptes enregistrés et les assurances, plusieurs testaments pour les actions de sociétés privées et les effets personnels, acceptés en Ontario et en Colombie-Britannique, ainsi que les fiducies alter ego ou conjointes pour les personnes de plus de soixante-cinq ans afin de réduire ce qui passe par l’homologation. Chacune de ces solutions comporte un coût en matière de contrôle ou d’impôt, la copropriété avec un enfant adulte peut déclencher une disposition réputée et exposer le bien aux créanciers et au divorce de l’enfant, et les tribunaux présument une fiducie résultoire sauf si le don a été documenté. Aucune ne doit être choisie uniquement pour les frais d’homologation.
Le Québec est différent
Droit civil. Les testaments notariés n’exigent pas d’homologation, les testaments olographes et ceux signés devant témoins doivent être homologués par le tribunal ou par un notaire. Les règles relatives au patrimoine familial partagent la résidence familiale, le mobilier, les véhicules et l’épargne-retraite enregistrée entre les conjoints, indépendamment du testament. Le mandat de protection, homologué par le tribunal en cas d’inaptitude, remplace la procuration. Une famille du Québec a besoin de conseils du Québec, et d’un testament du Québec pour les biens du Québec.
Les comptes enregistrés et le CELI
Les REER et les FERR sont transmis par désignation et sont imposés comme revenu au décès, sauf s’ils sont reportés à un conjoint, ou à un enfant ou petit-enfant financièrement à charge de moins de dix-huit ans, par le biais d’une rente jusqu’à dix-huit ans, ou à charge en raison d’une invalidité, dans un REEI ou une fiducie au profit d’une personne handicapée à vie. Le CELI est transmis en franchise d’impôt, un conjoint nommé titulaire successorale le conserve à l’abri, tandis qu’un conjoint nommé seulement comme bénéficiaire reçoit la valeur et perd les droits de cotisation. Le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété est transmis à un CELIAPP ou à un REER du conjoint. Vérifiez les désignations à chaque événement de vie, elles priment sur le testament, et une succession nommée comme bénéficiaire fait passer le compte par homologation et dans la déclaration finale.
La capacité et les biens numériques
Les procurations continues ou durables pour les biens et pour les soins personnels, selon la province, les deux documents de l’Ontario, la procuration durable et l’entente de représentation de la Colombie-Britannique, la procuration durable et la directive personnelle de l’Alberta, le mandat de protection au Québec. La Saskatchewan et l’Île-du-Prince-Édouard ont adopté la Uniform Access to Digital Assets by Fiduciaries Act, donnant aux liquidateurs un droit d’accès, ailleurs, c’est le testament et le registre des biens qui font le travail. Quatre provinces, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, Terre-Neuve-et-Labrador, ont des lois sur la vie privée qui créent un délit d’appropriation de la personnalité, et le Code civil du Québec protège l’image, la question de savoir si l’action survit au décès varie, et il n’existe pas de droit général post mortem à l’image.
Pour les successions plus importantes
Le gel successoral, qui échange les actions ordinaires du fondateur contre des actions privilégiées à valeur fixe afin que la croissance revienne à une fiducie familiale, l’exonération cumulative des gains en capital de 1,25 million de dollars CA sur les actions admissibles de petites entreprises, multipliée par les bénéficiaires de la fiducie, la règle de disposition réputée aux vingt et un ans pour les fiducies, le compte de dividendes en capital, qui permet de verser en franchise d’impôt l’assurance-vie détenue par la société, la planification post mortem de pipeline et en vertu du paragraphe 164(6) pour éviter la double imposition sur les actions de sociétés privées, et l’assurance-vie pour financer l’impôt au second décès. Planification successorale pour les patrimoines élevés.
Le piège
Le chalet. Acheté 60 000 dollars CA, valant 1,5 million de dollars CA, réputé vendu au décès, imposé sur un gain de 1,44 million de dollars à environ 385 000 dollars en Ontario, et les enfants qui voulaient le garder ne peuvent pas payer la facture. Il faut le planifier pendant que les parents sont vivants, l’exonération pour résidence principale sur le bien qui a le gain le plus élevé par année, un don ou une vente aux enfants maintenant avec l’impôt payé à la valeur d’aujourd’hui, une fiducie, une assurance-vie calibrée pour l’impôt, ou une entente familiale sur qui le garde et qui est racheté.
Qui consulter
Un avocat en successions dans votre province, un notaire au Québec, un CPA pour la déclaration finale et le gel, un conseiller pour l’assurance. Apportez les prix de base, le comptable en aura besoin.
Ce que le droit ne peut pas porter
Le chalet est une histoire bien avant d’être un gain en capital. L’histoire est ce que les enfants essaient vraiment de garder.
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Questions fréquentes
Y a-t-il un impôt sur les successions au Canada ?+
Non. Les gains en capital sont imposés au décès par la disposition présumée, et les comptes enregistrés sont imposés comme un revenu, sauf s'ils sont transmis à un conjoint.
Qu'est-ce que la disposition présumée ?+
La règle qui considère chaque actif en capital comme vendu à sa juste valeur marchande un instant avant le décès, le gain étant imposé dans la déclaration finale.
Combien coûte l'homologation en Ontario ?+
Impôt sur l'administration successorale de 1,5 % de la valeur de la succession au-delà de C$50,000.
Que se passe-t-il pour mon REER lorsque je meurs ?+
Il est inclus dans le revenu de votre déclaration finale, sauf s'il est transmis à un conjoint, ou, dans des cas limités, à un enfant ou petit-enfant financièrement à charge.
Comment éviter l'impôt sur le chalet ?+
Vous ne pouvez pas l'éviter, seulement le planifier : utilisez l'exonération pour résidence principale sur le bien présentant le gain le plus élevé, transférez-le maintenant, assurez l'impôt, ou conservez-le dans une fiducie avec une entente entre les enfants.
